Le petit prince cannibale - Françoise Lefèvre

Publié le par Sandra



Résumé :
Femme déchirée, femme déchaînée, la narratrice est un écrivain qui tente de raconter l'histoire de Blanche, une éblouissante cantatrice que la mort ronge vivante. Mais elle est d'abord la mère de Sylvestre, l'enfant autiste qu'elle veut à tout prix faire accéder à la vie et au monde des autres. Or le petit prince cannibale en ce combat dévore les phrases, les mots de la mère écrivain. Dès lors c'est un véritable duo concertant qui s'élève dans les pages du livre entre deux voix, entre deux femmes, l'une, superbement triviale, s'affrontant à tous les interdits et préjugés qui menacent son enfant, l'autre, la romancière, passionnée, dont les espoirs et les désespoirs se mêlent à ceux de Blanche, son héroïne.


Mon avis :
La narratrice est une romancière, un peu rêveuse, qui a publiée plusieurs ouvrages. Mère de 2 filles, elle a vécut le début de sa vie de femme difficilement, vivant avec un homme artiste mais imbu de lui-même. Elle a du élever elle-même sa fille. Elle a trouvé du réconfort dans son imagination, source de son talent littéraire.
Plusieurs années après, elle décide d'écrire sur sa vie et sa relation particulière entretenu avec Jean-Sylvestre, son petit garçon autiste. Elle raconte particulièrement la période entre les 2 et 6 ans de son fils. L'écriture lui permet d'échapper à sa relation avec son fils, pouvant écrire que la nuit, pendant qu'il dort.
Le destin de son héroîne, Blanche, une cantatrice rongé par un cancer de la peau, se mélange à sa vie. Dans les moments difficile, Blanche lui apparaît et la soutien. En effet, Sylvestre prend tout son temps, son énergie. Tout le long de l'histoire, elle semble seule à s'occuper de son fils, ni mari, ni famille.
La narratrice développe toute son énergie à accompagner son fils, l'aider à parler, marcher. A force de volonté et de stratagème, elle réussit à lui apprendr eà mâcher à six ans. Pour elle c'est une victoire !
Malheureusement, tous ces progrès accomplis, ces victoires ont un prix : une régression de Sylvestre dans son développement. Tout semble à refaire.
Le monde de l'autisme est terriblement décrit, par ses colères et ses silences, ses obstacles à l'intégration, l'incompréhension volontaire ou non de la société à l'attitude autistique de Sylvestre.

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Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik 24/10/2013 07:51


ll faut absolument que je découvre celui-là.
Ça raconte tellement de chose!